Une salle mythique avec une histoire qui l'est tout autant !

Le théâtre d'origine, ouvert en 1869, a été conçu comme une maison d'opéra par l'architecte Plumeret, dans le style éclectique qui caractérise la fin du Second Empire. Vouée au divertissement, cette salle de spectacle va devenir le modèle du genre. Cette scène que rien ne prédisposait pourtant à devenir le symbole de la vie parisienne et du plaisir à la française, a présenté, de la belle époque à nos jours, toutes les étoiles d'un art difficile et populaire, toutes les musiques, toutes les modes d'un siècle riche en bouleversements et mutations de toutes sortes...

…En 1886, Édouard Marchand conçoit un nouveau genre de spectacle : la revue de music-hall. Édouard Marchand comprend que la femme est au cœur de ce nouveau concept et va l'imposer aux Folies Bergère. En 1918, Paul Derval impulse une nouvelle ère pour les Folies Bergère et va marquer de son empreinte l'histoire de la revue. Durant 48 ans il règne sans partage sur le célèbre music-hall.

Loïe Fuller ouvre le bal en 1992. Les plus grands noms vont suivre : Charlie Chaplin, Frank Sinatra, Edith Piaf, Ella Fitzgerald, Yves Montand, Elton John....  

Mais les Folies Bergère composent également ses notes d’humour (Valérie Lemercier fait sa rentrée en 2000) et d’audiovisuel (Dalida y tournera un clip pour les 'scopitone' et Claude Lelouch y tournera 'Les uns et les autres’), .. 

Folies désignait, depuis la fin du XVIIIe, les 'maisons de plaisance', créées sous la Régence par la haute noblesse, pour des fêtes nocturnes avec concerts, spectacles et ballets [étymologies proposées: 1o) caprice entraînant de folles dépenses ; 2o) foglia (du latin folia, feuille), car la noblesse napolitaine construisait ses retraites à la campagne]. A Paris, les plus connues, en 1789, étaient les Folies Méricourt, Folies St-James, Folies Richelieu, Folies Beaujon, Folies Regnault (la Roquette), qui donnèrent leur nom à leur quartier. La mode, depuis 1830, était de baptiser les salles de spectacle du nom de 'Folies' suivies du nom du quartier où elles se situaient (Folies Dramatiques (1830), Marigny (1848), Nouvelles (1852), Saint-Antoine (1865). Initialement, le premier directeur M. Boislève avait donc pensé baptiser sa nouvelle salle de spectacle 'Folies Trévise', du nom de la rue de Trévise toute proche, où se situait l'entrée des artistes. Mais le Duc de Trévise s'opposa formellement à ce que son nom soit associé à une salle de spectacle ! Afin de ne plus rencontrer ce type de problème, M. Boislève renonça aussi à baptiser sa nouvelle salle du nom des rues 'Richer' et 'Geoffroy-Marie', qui conduisaient à son théâtre, puisqu'elles aussi, portaient des noms de famille. Et c'est ainsi que l'on choisit le nom de la rue Bergère, toute proche, qui, elle, avait l'énorme avantage de ne pas porter le nom d'une famille ! C'est donc pour cela que 'FOLIES BERGÈRE' s'écrit sans 'S' à Bergère puisqu'il s'agit des folies de la rue Bergère et non pas des folies de plusieurs bergères 

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